Oh yeah ! Oh yeah !
Attention, nouvel avis de tempête sur la planète punk-rock !
Après une première secousse en novembre 2001 (l’album «Last Straight Line») ressentie bien au-delà de son épicentre –quelque part dans les Vosges– et suivie d’une multitude de répliques, brèves mais régulières et tout autant dévastatrices (compiles, 45t, split-CD…), préparez-vous au second séisme qui répond au nom de «Renewed Attack» et qui promet de faire du petit bois pour l’hiver… Barricadez-vous et faites des provisions, les FLYING DONUTS sont de retour !

Formé en 1996 à Epinal autour des frères Dalstein (Benjamin et Jérémie, respectivement batteur et guitariste / chanteur) accompagnés de leur compère Manu (basse), tous trois très jeunes à l’époque, le groupe a commencé comme beaucoup de groupes de rock : en répétant comme des fous, en s’inspirant des plans et du parcours des aînés et des premières références (Shaggy Hound, Burning Heads, Sixpack, Seven Hate, Portobello Bones, Fugazi, Samiam), en faisant ses premiers concerts et en écumant les tremplins. Avec une première démo K7 sortie en 97 puis un CD 5 titres l’année suivante, le nom commence à circuler dans les fanzines et le groupe apparaît sur quelques compilations, dont celle du fanzine Kérosène en 99 qui leur permet de se produire dans le sud de la France avec LEVIATHAN (Montauban).

Les FLYING DONUTS partagent alors de plus en plus souvent la scène avec des groupes divers et reconnus, autant pour leur musique que pour leur attitude (Les Thugs, Seven Hate, Aina, Burning Heads…), ce qui leur apporte très vite de l’expérience et de la confiance. Le son se précise, les influences se digèrent, le «style Flying» se dévoile et la présence sur scène progresse aussi. Alors que l’intérêt des fanzines et les apparitions sur diverses compilations se confirment, survient la rencontre avec d’autres groupes issus d’une même «génération» et qui revendiquent des influences similaires. Notamment SECOND RATE, DEAD POP CLUB, HOMEBOYS tout d’abord, puis SEXY POP et UNCOMMONMENFROMMARS, groupes avec lesquels ils partageront un nombre incalculable de salles, loges, frigos et chambres d’hôtel… La désormais fameuse «Emo Glam Connection», qui s’est fendue d’une première compilation en 2000 puis d’une seconde en 2003 (avec d’autres groupes aussi) et qui a donné lieu à quelques soirées d’anthologie, gravées à jamais dans les mémoires collectives… Ce lien provoque un élan et une dynamique dont chacun profite pour avancer. Le public se déplace de plus en plus, les albums de chaque groupe sortent les uns après les autres et placent toujours la barre un peu plus haut, sans qu’il n’y ait le moindre esprit de compétition. C’est ce qu’on doit appeler une «saine émulation» et personne ne s’en plaint.

Pour les FLYING, la case «premier album» est franchie en novembre 2001 avec «Last Straight Line», sorti en co-prod sur les labels Vampire et José Records, distribué par United Music et enregistré avec Fred Gramage au studio Pôle Nord. Une assurance tous risques qu’ils convertissent en franche réussite si l’on en juge par l’accueil qui lui est réservé et par l’enchaînement de dates qui suit la sortie du disque. Avec en cerise sur le gâteau, un passage réussi aux Eurockéennes de Belfort en 2002. L’album sera même repressé quelques mois plus tard.

De nouvelles influences (Hot Water Music, Get up kids, Sensefield, Texas is the reason, Aina) se sont manifestées depuis déjà quelque temps et fin 2002, FLYING DONUTS enregistre 4 nouveaux morceaux pour un split CD partagé avec SECOND RATE sorti en CD chez Sanjam Records et en vinyl 10’’ sur Pumpkins Industries. La progression est de nouveau flagrante et le morceau «I Wanna Rock» marque sérieusement les esprits. La liste des concerts et les distances s’allongent et les Vosgiens commencent à exporter leur power-pop punk en Espagne, Suisse, Belgique et Italie. La France est à nouveau sillonnée en 2003 et c’est aussi à cette période que les FLYING deviennent un quatuor avec l’arrivée d’un second guitariste. Les concerts continuent de s’enchaîner et en 2004, le groupe enregistre un 45t. Un single 3 titres intitulé «Back Off» qui sort sur les labels parisiens Rejuvenation et Gestalt Records.

Début 2005, le deuxième album se profile et les FLYING veulent passer un nouveau cap. Le choix du producteur se porte vite sur un expert anglais en déflagrations sonores, un certain Harvey Birrell à qui l’on doit notamment des albums de Therapy ?, The Buzzcocks, Senseless Things, Mega City Four, Les Shériffs, etc… Après avoir été repoussé de quelques mois en raison de complications logistiques, l’enregistrement s’est finalement déroulé l’été dernier, entre Dijon et Londres. Le résultat s’appelle «Renewed Attack», c’est un condensé à la sauce FLYING DONUTS de punk et de rock n’roll avec un zeste de pop et un soupçon de gimmicks hard-rock. L’album comprend 12 titres et vous pourrez vous le procurer à partir de janvier 2006, dans tous les bons points de vente.

Depuis début septembre et le départ du second guitariste, le groupe est revenu à une formation «power-trio» qu’il affectionne toujours et à laquelle il sait donner tout son sens. Avec déjà plus de 300 concerts dans les guiboles et encore une sérieuse envie d’en découdre, les FLYING DONUTS ne comptent pas en rester là et s’apprêtent à reprendre la route pour décliner «Renewed Attack» dans sa version live. Celle qui va toujours plus vite et qui est jouée toujours plus fort, avec la sueur en prime et les deux doigts dans la prise… Une tournée en Croatie est d’ores et déjà confirmée pour novembre et le groupe travaille actuellement avec un tourneur en Allemagne pour préparer une tournée. Des dates en France sont également prévues : voir le site pour toutes les infos.

Be aware : flying is not a crime and donuts are good for you !!!




Crédits photos

Kristof Flers